Avant la venue au Québec de Nicolas Sarkozy autour du 17 octobre, sa position sur l’indépendance de la belle province était un secret de polichinelle. On le savait peu favorable à ce projet.  Nicolas Sarkozy provoquait une autre cassure avec la position traditionnelle de la droite gaulliste depuis 1970 qui, jusqu’à présent, avait pour position le principe suivant : nous ne ferons rien pour jouer dans les affaires intérieures du Canada, mais si le Québec devient indépendant nous le reconnaîtrons et nous l’accompagnerons. Autrement dit, on pouvait s’attendre à une rapide reconnaissance du nouveau pays par l’ancienne métropole.

Comme Fillon avant lui à l’été 2008, pendant son séjour au Québec, Nicolas Sarkozy n’en rate pas une. Il affiche plus ostensiblement sa position à l’égard de l’indépendance et fait des ronds de jambe au Canada Uni. Le Canada Uni a bien existé… c’est le nom qu’on donne généralement à l’Union du Haut et du Bas Canada (Ontario et Québec actuels) entre 1839 et 1867. Cette union a eu lieu après les rébellions des Patriotes de 1837 et 1838 et n’avait pas d’autre but que de mettre en minorité les francophones afin de mieux les angliciser.

Quoi qu’il en soit, les déclarations de Nicolas Sarkozy viennent ébranler plus d’un ancien premier ministre du Québec puisque MM. Parizeau et Landry demande des éclaircissements sur les propos du président de la République.

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