Archive pour décembre 2008

 

Le Centre, voila une appellation qui dessert le Mouvement Démocrate. Qu’on se le dise, le MoDem n’est pas un parti du centre. En tout cas, il ne l’est plus. De la tradition orléaniste et Chrétienne-démocrate, il est passé à une autre orientation politique qui le place dans la social-démocratie, en tant que leader de la redéfinition de la politique française.

Pourquoi les termes « centre », « centriste » ne doivent-ils plus être employés ?

Tout d’abord, il faut se rendre compte que ces termes sont chargés d’une image hautement négative. En France, le centre renvoie d’abord au mouvement orléaniste et donc à la monarchie de Juillet, au « Juste-Milieu » (selon l’expression de Louis-Philippe lui-même) et donc à une clientèle de notables et de bons bourgeois. Bien sûr, l’orléanisme compte des noms qui ont laissé leur trace dans l’histoire de la politique française : Thiers, Laffitte, Casimir-Perier, Guizot, Broglie, etc. Mais cette tradition est celle du conservatisme social dans lequel le MoDem ne se retrouve pas. Entre le parti de l’Ordre, composé de nombreux orléaniste et le MoDem, il y a une différence importante de valeurs.  Plus proche de nous, le centre est associé à la IVème République, à l’instabilité ministérielle. On y voit donc un centre qui s’allie avec le plus fort, un genre de girouette qui suit le sens du vent. L’image du centre est péjorative !

Ensuite, le centre ne colle pas avec le discours politique du MoDem. François Bayrou ne veut plus qu’on parle de gauche, ni de droite. A partir de là, se situer au centre revient à dire l’inverse de ce que clame le président du parti.

Enfin, le MoDem porte de nouvelles valeurs. (cf : http://www.courrierdemocrate.org/?p=36)Parmi tous les nouveaux adhérents qui l’ont rejoint, il y a cette idée de refonder une nouvelle manière de faire de la politique, loin des vieilles notabilités, du patronage, des etablishments, du poids des structures du parti et du clientélisme à la papa. Les idées que portent le MoDem sont celles de la démocratie participative à l’interne comme à l’externe, de l’humanisme, du retour aux valeurs positives de la république vertueuse, par le peuple, pour le peuple. Il prône un gestion de la cité raisonnée, non partisane, ouverte aux idées novatrices et de partage.

Le MoDem n’est pas au centre. Il n’y est plus. Il est démocrate et progressiste.

 

C’est le temps des fêtes ! Nous pouvons nous permettre un petit relâchement et pourquoi pas via une représentation d’Anne Roumanoff dans son très vif et piquant Radio Bistro. Avec beaucoup de finesse et sous le masque amical et bien gentil du pilier de bar, elle tient des propos très drôle. A voir donc !

Vidéo ci-dessus…

 

Le Mouvement Démocrate se prépare pour les élections européennes de juin 2009. Cette importante échéance doit permettre de mesurer la popularité du MoDem sur un thème où il a toujours eu une position forte et bien construite.

La campagne du MoDem doit commencer le 8 février 2009. Nous tenons à rappeler à tous les adhérents du MoDem aux Amériques qu’ils doivent s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre. (cf. http://www.courrierdemocrate.org/?p=32 )

Pour plus d’information sur le lancement de la campagne du MoDem, cliquez ici.

 

Les dernières élections présidentielles ont totalement bouleversé le paysage politique français.

L’UMP est sorti victorieux de la bataille des présidentielles et des législatives. D’autant plus que son recentrage dans la droite conservatrice a tiré à la mitraille dans les rangs du Front National. Le travail au sein du parti de Nicolas Sarkozy, réalisé depuis les élections de 2002, finissait d’imposer le Sarkozysme (mélange de populisme de droite, de conservatisme et d’hypermédiatisation teinté de réaction et de réseautage avec les grandes entreprises) comme le courant primant sur les chiraquiens et les gaullistes. Pourtant, depuis quelques temps, ce poids du Sarkozysme au sein de l’UMP ne fait plus l’unanimité. Nous avons vu des dernièrement des tensions dans les rangs de la majorité présidentielle. D’ailleurs un nouveau parti, d’obédience gaulliste, vient d’être créé. Il s’appelle Debout la France. Autrement dit, le courant de la droite autoritaire et conservatrice commence à être décrié.

A gauche, le paysage politique est en constant mouvement. L’extrême gauche tente de se réorganiser au sein du Nouveau Parti anticapitaliste afin d’être un concurrent crédible contre le PS. Ce dernier est lui-même victime de ses dernières défaites, du poids de sa structure et de son incapacité à fédérer les courants internes derrière un projet commun. Les tensions du congrès de Reims sont loin d’être résolu avec l’élection de Martine Aubry et la guerre interne continue. On parle de plus en plus d’explosion du PS. Même au PCF, les tensions sont là et Robert Hue pense à fonder un nouveau parti.

Qu’est-ce que cela traduit ? Cela traduit une importante crise d’identité pour l’ensemble du paysage politique français. Il me semble que nous vivons les conséquences de la fin des luttes idéologiques prônées après 1995. Ces partis ont du mal à se replacer, à se trouver un créneau, un nouveau projet à porter.

Il me semble que le MoDem a l’avantage de s’être mis dans cette démarche depuis mai 2007. Le projet de ce parti est toujours en cours de développement et à l’avantage de s’appuyer sur des militants qui ont droit de citer au chapitre.

Le MoDem porte aujourd’hui des valeurs humanistes et progressistes qui le placent au coeur des futurs enjeux de la vie politique française. De parti Chrétien-Démocrate, le MoDem glisse de plus en plus vers la Social-Démocratie.

 

Le vendredi 5 décembre dernier se terminait le scrutin pour l’élection d’un bureau pour le MoDem Canada. 7 postes étaient à combler mais 6 candidats seulement se sont présentés. Parmi eux, nous retrouvions 4 personnes du Québec (3 de Montréal et 1 de Québec) et 2 adhérents de la région de Toronto. Malheureusement, aucune femme n’était candidate, ce qui fait que le bureau du MoDem Canada est essentiellement masculin.

 

Ce scrutin a utilisé le système de bureau de vote électronique déjà testé en Afrique, Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Comme à chaque fois, tout s’est parfaitement bien passé.

 

Le résultat de ce scrutin est extrêmement positif puisque le taux de participation a atteint de 48% des adhérents. Un record au sein du MDFE (Mouvement des Français de l’Etranger).

 

Les nouveaux membres du bureau doivent se réunir ce jeudi à 18h00 (heure de l’est) en utilisant l’internet comme moyen de communication. Ils éliront alors le nouveau président du MoDem Canada.

 

Félicitations aux élus et au MoDem Canada pour ce succès.

 

Bernadette Debru, adhérente du MoDem en France, envoie aux membres du parti qui le souhaitent une excellente revue de presse sur l’actualité du Modem. Elle couvre aussi bien les évènements internes au Parti que les informations nationales. Le document est clair, concis et renvoie vers des articles plus détaillés pour ceux qui souhaitent en connaître plus.

 

Un grand bravo à Bernadette pour ce travail exceptionnel et très complet.

Si vous souhaitez recevoir cette revue de presse, il vous suffit de m’écrire : a.grolleaufricard@courrierdemocrate.org

 

Dans quelques semaines la présidence de l’Union Européenne passera de la France de Nicolas Sarkozy à la République Tchèque de Vaclav Klaus. Or, ce dernier est un eurosceptique convaincu doublé d’un ultralibéral colérique. Ca promet des lendemains qui chantent.

Lors d’une visite des chefs de groupe du Parlement européen, la rencontre de Klaus avec le chef des verts européens Daniel Cohn-Bendit a fait des étincelles et mis la table pour les prochains mois.

Un article du Monde, que nous vous encourageons à lire, décrit les échanges difficiles entre Cohn-Bendit et un Klaus qui a même demandé à ce que l’ancien leader de mai 68 ne puisse pas poser de questions ! Klaus a reproché à Danny le rouge sa manière de s’adresser à lui en expliquant qu’il n’était pas sur une barricade parisienne. Il n’aurait pas fallu beaucoup pour qu’il paraphrase Nicolas Sarkozy et sa table-rase de mai 68.

Klaus a même comparé l’Union européenne à l’Union soviétique. Le parlement du président européen a dû lui rappeler que l’UE n’intervient pas avec des chars…

En parodiant le fameux slogan de 68, "nous sommes tous des juifs allemands", nous aurions envie de scander devant les portes du chateau de M. Klaus : "nous sommes tous des écologistes européens" ! Parbleu ! Nous croyions la présidence de N. Sarkozy difficile, voila un nouveau mandataire qui ne va pas aider à la construction européenne…

L’inquiétant objectif de la présidence tchèque : "stopper l’irrationalité du débat sur la régulation du capitalisme qui tuera et le marché et le capitalisme"

Europhiles, soyez vigilants !

 

 

Pour les Français aux Amériques deux enjeux électoraux auront lieu au printemps 2009 : les élections européennes et les élections à l’Assemblée des Français de l’Etranger. Pour pouvoir voter, il vous faut être inscrit sur les listes électorales du Consulat dont vous dépendez.

 

La limite des inscriptions est fixée au 31 décembre. Ne tardez donc pas à vous inscrire.

 

Pour plus d’information sur ces inscriptions, nous vous invitons à visiter le site du MoDem Canada.

En juin 2009, le Modem aura besoin de votre voix !!!!

 

Le 4 décembre dernier, à Montréal, se tenait l’Assemblée générale d’AGIR pour le développement Canada. Sur la trentaine de membres que compte déjà cette association après un an d’existence, une quinzaine de personnes avaient fait le déplacement, un jeudi soir, alors que d’autres auraient préféré aller boire une verre dans un des nombreux bars de la ville.

 

Malgré ce que son nom pourrait laisser penser, AGIR ne cherche pas à développer le Canada. En réalité, cette association vise à développer l’entrepreneuriat équitable. En gros, AGIR se propose de trouver des personnes motivées et animées par la volonté de créer leur propre entreprise dans des pays du Sud (qu’on peut aussi appeler des pays en voie de développement, mais AGIR n’apprécie pas ce terme). Ces personnes une fois identifiées viennent dans des entreprises canadiennes pour une période donnée, pour être formée, acquérir  des techniques entrepreneuriale, se familiariser avec de nouvelles technologies. L’objectif est, qu’au bout de leur séjour et de leur apprentissage, ces porteurs de projets retournent dans leur pays et fondent leur propre entreprise. Mais la compagnie qui l’accueille n’est pas en reste, Gratis pro deo.  En effet, AGIR base ses activités sur le principe du Gagnant-gagnant. Le projet de la personne formée doit avoir un lien avec les activités de l’entreprise accueillante et, lorsque cette personne retourne chez elle, le lien avec l’entreprise se maintient sous la forme d’un partenariat économique. Pour l’entreprise, c’est un bon moyen d’aller chercher des débouchés et une tête de pont dans de nouveaux pays et de renforcer rapidement sa position sur place.

 

AGIR s’est concentré sur le Gabon et l’Afrique mais lors de l’AG du 4 décembre, il a été clairement décidé que les projets d’autres zones du monde comme l’Amérique du Sud sont admissibles, à condition que le porteur du projet parle au moins une des deux langues du Canada (le Français et/ou l’Anglais). Dès lors, un appel est lancé à tous les membres du Modem aux Amériques, vous aussi vous pouvez être un relais pour AGIR dans votre pays d’adoption. Vous aussi vous pouvez porter des valeurs d’économie raisonnée et équitable. Il n’appartient qu’à vous et à votre bonne volonté d’être une aide pour AGIR.

 

Je sais également que ce blog est lu, quelques fois, par des adhérents du Modem en Afrique… le message vous concerne également. Plus que jamais AGIR a besoin de contacts et de bénévoles dans les pays du Sud pour mettre en place ces projets.

 

Enfin, personnellement, je dirais que j’ai trouvé dans cette association des valeurs humanistes et de la sociale-démocratie que le Modem défend. Alors qu’attendons-nous pour AGIR !

 

Pour consulter le dépliant en PDF d’AGIR, cliquez ici.

Pour suivre l’actualité de l’association, cliquez ici.