Archive pour octobre 2008

 

Après les premières étapes nécessaires de structuration et d’organisation, le Mouvement démocrate entre dans une nouvelle étape de sa vie : l’ouverture aux militants et aux adhérents.

Plus que jamais le parti est à l’écoute de ses membres. Il ne tient qu’à chacun d’entre nous de faire entendre sa voix, ses idées afin que le Modem puisse construire un programme, se forger une identité commune parfaitement représentative de ses membres.

Alors place aux débats et à l’engagement. Deux possibilités s’offrent à vous.

 

Commissions thématiques

La première est la participation à des commissions thématiques du Modem. Vous avez tous dû recevoir le courriel du Modem National en ce sens. Ces commissions travaillent essentiellement par le biais de forum et les adhérents à l’étranger sont fortement invités à y apporter leur regard extérieur et leur expérience hors de France. Pour y participer c’est très simple :

1 – vérifiez dans la liste la commission qui vous intéresse. Cliquez ici pour voir la liste.

2 – envoyez un courriel d’inscription indiquant vos noms, prénoms ainsi que la commission à laquelle vous souhaitez participer à l’adresse suivante : commissions@mouvementdemocrate.fr

3 – inscrivez vous en ligne au forum des commissions pour participer : http://forum.commissions-democrates.org/

4- envoyez moi un courriel pour que nous sachions que vous êtes inscrit aux commissions : a.grolleaufricard@courrierdemocrate.org

 

Veille politique étrangère

Il existe également un groupe qui est chargé de faire remonter aux instances décisionnelles du Modem à Paris (François Bayrou, Marielle de Sarnez, Corinne Lepage, etc.) les informations étrangères pertinentes. Ce groupe recherche des correspondants dans les Amériques.

Si vous êtes intéressés à participer à ce travail, je vous invite à m’envoyer un courriel afin que je vous mette en contact avec les personnes en charge de ce dossier : a.grolleaufricard@courrierdemocrate.org.

 

Maintenant, il ne reste qu’à vous de faire vos choix !

 

Plus que quelques jours avant que les états-uniens ne se rendent aux urnes pour choisir, entre autres, leur prochain président. Le 44ème d’une longue liste. Tous les regards sont tournés vers cette élection bien spéciale à plus d’un titre. Les candidats eux-même sont des éléments clefs de ces nouveautés. Si McCain est élu, Sarah Palin sera la première femme à devenir vice-présidente des Etats-Unis. Si c’est Obama qui remporte les suffrages, la Maison blanche accueillera pour la première fois un Noir dans le bureau ovale.  Les primaires des démocrates sont également venues bouleverser l’ordre établi avec deux finalistes issus des minorités : Obama mais aussi Hilary Clinton, une femme. Et le résultat a été surprenant, la base venant secouer le parti en refusant Mme Clinton, la candidate de l’etablishment. Du côté des Républicains, McCain a pris le parti de dénoncer l’administration républicaine de Washington, d’en souligner la corruption, la coupure avec le peuple américain mais également la médiocrité. Difficile position que celle de McCain.

Le contexte est tout aussi spécial. Les guerres en Irak et au Pakistan et la position des Etats-Unis dans le monde sont rendus à des moments critiques. McCain n’a pas hésité à clamer haut et fort que le prochain président devait avoir les capacités nécessaires au chef des armées. Et pour ce poste, qui de mieux que Maverick, membre d’une illustre famille de militaires qui a risqué sa vie au Vietnam et servi son pays ! Les deux candidats proposent des approches différentes face à l’intervention en Irak et à la guerre contre les Talibans en Afghanistan.

Alors que les dépenses militaires états-uniennnes ont limité fortement les investissements sociaux et économiques à l’intérieur du pays, provoquant une accentuation de la paupérisation, la crise économique est venue accentuer la situation précaire de nombreux états-uniens. Pendant la campagne plusieurs commentateurs des chaînes états-uniennes insistaient sur la situation historique qu’ils vivaient : une crise économique majeure qui s’invite en pleine campagne présidentielle. Dans leurs propos, la crise devenait providentielle car les citoyens pourraient choisir par leurs votes comment la résoudre.

Deux candidats. Deux milieux. Deux parties. Deux couleurs. Deux génération. Deux visions bien différentes de l’avenir des Etats-Unis. Après les élections en France où la plupart des candidats avaient des programmes assez ressemblants les un des autres, on peut être frappé par les enjeux cruciaux derrière cette élection et par les deux philosophies de pensées que représentent ces candidats.

A quelques jours de l’ouverture des bureaux de vote, tout laisse à croire qu’Obama va gagner. Il a surclassé son adversaire dans les débats, dans le contenu de son programme et de ses interventions. Les derniers sondages le montrent devant son adversaire. Même des vieilles institutions comme le très conservateur Chicago Tribune en viennent à soutenir Obama.

Quant aux Républicains, ils sont passés à l’après campagne, surs d’avoir déjà perdus.

Pourtant le combat continue. Les dernières escarmouches crépitent au crépuscule de cette bataille. Il faut tenir le terrain. Ne pas lâcher un pouce de gazon. La Pennsylvanie, par exemple, est devenue un état clef que se disputent Républicains et Démocrates.

Et puis il y a les craintes, celles de tous ceux qui se souviennent des élections volées de 2000 et 2004. Le NYT publie un article au sujet de Noirs de Floride qui craignent de ne pas voir leurs votes comptabilisés.

L’Amérique attend, fébrile de connaître son avenir.

Mais toujours la question dans la presse internationale et dans l’esprit de tous les spectateurs impuissants que nous sommes, conscients que, quelque part, une partie de notre avenir se joue aussi dans cette campagne : l’Amérique est-elle prête à élire un Noir ? Est-elle encore capable de nous surprendre ? Réponse le 4 novembre au soir !

 

M. Barella, ancien président de la formation parquet du Conseil supérieur de la magistrature,  ancien président de l’Union syndicale des magistrats, possède un excellent blog du réseau des blogs de Libération. Il y publie des billets pertinents sur la situation de la justice pénale en France, sans que le lecteur ait besoin d’une maîtrise de droit ou de se référer toutes les 5mn au Dalloz. Les phrases sont limpides. Les arguments sont percutants et les constats tombent comme le couperet d’une guillotine bien aiguisée.

M. Barella a publié en 2006 un livre sur l’état calamiteux de la justice française intitulé : Journal d’une justice en miettes. Vous pouvez en trouver un résumé en cliquant ici. Un autre ouvrage, publié en 2007, a, entre autres choses, dénoncé les méthodes de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’intérieur. Le titre de ce second ouvrage était tout aussi frappant que le précédent : OPA sur la justice.

Dernièrement, M. Barella s’est fendu de deux billets sur les résultats des réformes sécuritaires de Nicolas Sarkozy et sur le bilan de Rachida Dati, ministre de la justice. Nous vous invitons à les lire tous les deux :

Résultat des réformes sécuritaires de Nicolas Sarkozy

Bilan de R. Dati

Nous avons également trouvé sur le site de la LDH de Toulon une interview de M. Barella.

En attendant, la France laisse sa justice sans véritable projet de réforme viable et sans ouverture vers d’autres formes de justice telles que la justice restauratrice (appelée au Québec  justice réparatrice). Or, ces nouvelles formes de justice qui viennent compléter le système pénale punitif. De nombreux projets, encadrés par des universitaires, ont fait leurs preuves depuis les dernières années. Déjà, au Québec, la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) a officialisé des pratiques de déjudiciarisation, de médiation entre la victime et l’adolescent contrevenant. En Belgique, une nouvelle loi introduit plus profondément dans les pratiques la justice restauratrice. Au Portugal, toujours dans la logique de réforme du pénal, la décriminalisation de la possession et de la consommation de drogue est un projet phare de l’assouplissement du système punitif et oeuvre dans le sens de nouvelles mesures tendant à réformer la justice pénale.

Il y a tant à faire en France sans pour autant plonger dans la tendance réactionnaire dite Law and Order.

 

Avant la venue au Québec de Nicolas Sarkozy autour du 17 octobre, sa position sur l’indépendance de la belle province était un secret de polichinelle. On le savait peu favorable à ce projet.  Nicolas Sarkozy provoquait une autre cassure avec la position traditionnelle de la droite gaulliste depuis 1970 qui, jusqu’à présent, avait pour position le principe suivant : nous ne ferons rien pour jouer dans les affaires intérieures du Canada, mais si le Québec devient indépendant nous le reconnaîtrons et nous l’accompagnerons. Autrement dit, on pouvait s’attendre à une rapide reconnaissance du nouveau pays par l’ancienne métropole.

Comme Fillon avant lui à l’été 2008, pendant son séjour au Québec, Nicolas Sarkozy n’en rate pas une. Il affiche plus ostensiblement sa position à l’égard de l’indépendance et fait des ronds de jambe au Canada Uni. Le Canada Uni a bien existé… c’est le nom qu’on donne généralement à l’Union du Haut et du Bas Canada (Ontario et Québec actuels) entre 1839 et 1867. Cette union a eu lieu après les rébellions des Patriotes de 1837 et 1838 et n’avait pas d’autre but que de mettre en minorité les francophones afin de mieux les angliciser.

Quoi qu’il en soit, les déclarations de Nicolas Sarkozy viennent ébranler plus d’un ancien premier ministre du Québec puisque MM. Parizeau et Landry demande des éclaircissements sur les propos du président de la République.

A lire sur le sujet :

Un premier article de Libé

Un second de Libé