Archive pour la catégorie ‘Europe’
Les prochaines échéances électorales en France sont les Régionales. J’ai personnellement peu d’espoir de voir le MoDem réussir à faire beaucoup de voix car il est en train de s’organiser, de se structurer. Peut-être ces
élections arrivent-elles trop tôt après les réflexions et les réorientations conséquences aux résultats des Européennes de juin dernier. Mais je crois que les valeurs du MoDem sont les plus réalistes, les plus humanistes et celles qui correspondent le plus aux besoins de la France…
Quoi qu’il en soit, l’expérience des Européennes a été malheureuse et a semé la zizanie pour ne pas dire le trouble au sein du parti. La question des désignations des candidats a été extrêmement contestée. Pour ma part, j’avais été choqué de voir la candidature d’Azouz Begag balayée fort maladroitement et pas très diplomatiquement.
Pour ne plus recommencer les mêmes erreurs et afin de rendre le parti à ses membres, d’en faire une structure plus démocratique, plus transparente, le GRID (Groupe d’innovation et de réflexion démocrate) propose fort intelligemment la création de primaires au sein du MoDem pour les régionales.
Il y a des limites à cette proposition, dont la principale : les règlements généraux du MoDem national qui décrivent bien la structure de nomination des candidats. Mais, des réglements ça peut se modifier, surtout si c’est dans un soucis de cohésion et de démocratie.
Nous vous invitons donc à signer la pétition du GRID pour des primaires aux Régionales. Pour ce faire, cliquez ici :
Pour des primaires au MoDem !

Cette pétition sur votre blog
L’affaire Hortefeux et ses propos racistes, inadmissibles dans la bouche d’un ministre de la République française, ont fait couler beaucoup d’encre. Ils ont soulevé à juste titre une réaction républicaine saine et nécessaire que nous ne pouvons qu’appuyer. Le plus incroyable est
comment peut-on mettre à la retraite un préfet qui dit des choses similaires et laisser dire son ministre responsable ? Nous sommes à l’ère du deux temps, trois mesures, de l’exception à cause de la position.
En guise de réaction, pour calmer le jeu selon certains, le gouvernement laisse filer les tests ADN. Eric Besson retire cette loi inique, proposée et défendue par Brice Hortefeux. Mais à peine l’annonce faite, voila que la droite se divise à nouveau entre les tenants d’une droite dure et celle d’une droite républicaine, plus apte à défendre des principes. Copé s’oppose à Besson au nom de l’application des lois votées par le parlement. Ce lundi matin, aux 4 vérités sur France 2, le même Copé défend mordicus Hortefeux, mais surtout explique qu’il est important de créer un débat sur la liberté d’expression sur l’Internet. Selon lui, la vidéo d’Hortefeux ouvre ce nouveau débat et non pas celui sur de “pseudo” propos racistes.
D’ailleurs, toujours dans les 4 vérités, il minimise les propos d’Hortefeux, expliquant qu’il faisait le genre de blague que tout le monde fait entre amis. Je suis désolé M. Copé, mais je n’ai pas d’amis qui font ce genre de bonnes veilles blagues racistes. Et lorsque je les entends, je marque constamment mon désaccord.
Il est vraiment temps que les partis politiques qui ont une conscience républicaine s’entendent pour défendre les principes républicains. Il ne s’agit pas d’une opposition bornée au Sarkozisme, mais vraiment une lutte de principes, d’idées et de projet de société.
Florian Chiron (parti vert allemand et membre du MoDem Allemagne) nous livre une nouvelle chronique de la campagne européenne… un regard intéressant sur les élections européennes.
Chères amies, chers amis,
Je n’avais pas prévu de vous réécrire mais l’ambiance délétère dans lequel le débat a été précipité pousse à agir.
Les escalades verbales, toujours regrettables et condamnables, sont devenues en France malheureusement les figures obligées des fins de campagne.
Sur le coup, à réécouter et a relire les propos échangés entre Daniel Cohn-Bendit (DCB) et Francois Bayrou (FB), nous voyons un candidat outrancier et provocateur, DCB, pousser FB dans ses derniers retranchements. Traiter un adversaire politique en le tutoyant sans que ce soit réciproque, lui dire qu’il est un minable et ramener l’enjeu à 2012 (alors qu’on a présenté toute la campagne comme un enjeu uniquement européen : en bref, de quoi je me mêle ?), c’est préparer un terrain de médiocrité que personne ne condamne, bizarrement. Certes, FB a la faiblesse de tomber dans le piège et il doit assumer sa réaction. Mais quand Xavier Bertrand (dont le poulain est quand même le Président qui dit aux Français "Casse-toi pov’ con") que FB a dérapé et qu’il manque de dignité par rapport aux ambitions qu’il nourrit, je trouve qu’on atteint le comble du ridicule. C’est l’hôpital qui se moque de la charité, alors même que Nicolas Sarkozy pratique à merveille le style provocateur repris hier par DCB.
Les provocations de DCB ont placé le débat sur un terrain dangereusement populiste. Il y a entrainé FB. DCB surfe sur l’image du soixante-huitard sympa qu’on a de lui en France pour se créer un espace médiatique à coups de colères fabriquées et de faux-langage populaire. Il n’y a qu’a voir les commentaires des Allemands sur ses interventions (sur youtube, sur les forums) pour se rendre compte qu’ici on le voit comme un ex hippy reconverti en politique, et que ce genre de manips ne seraient pas possible en Allemagne. Cohn-Bendit n’aurait jamais (mais jamais) dit à Franz-Walter Steinmeier, le candidat SPD à la Chancellerie, « mon pauvre, tu ne seras jamais Chancelier » ou l’accuser « d’avoir été touché par la Vierge ».
La classe politique française a intérêt à accuser FB dans le débat : l’UMP, comme le PS, et le NPA, ont évidemment intérêt à présenter DCB comme le gentil dans l’histoire, parce qu’il n’a aucun avenir dans la politique française. Son domaine c’est Strasbourg / Bruxelles, voire Francfort, mais certainement pas Paris. On ne peut pas en dire autant de FB, pas candidat pour l’Europe, et la classe politique française et notamment l’UMP a donc tout intérêt à exploiter l’événement en le flinguant. La stratégie UMP est simple : opposer le NPA au PS, et les Verts au MoDem. En son temps Mitterrand avait fait pareil avec le FN et le RPR. Au final, tant Europe Ecologie que le MoDem risquent d’en être affaiblis, alors même que ces courants sont proches.
Le principal désormais est d’éviter le piège qui consiste à cacher le débat sur les programmes avec un clash insignifiant entre 2 personnalités : le devoir de l’électeur critique est de ne pas être dupe sur la manœuvre de l’UMP (qui utilise tout ce qui ne porte pas sur les programmes), et de sanctionner ses méthodes par les urnes.
C’est oublier que nombre de militants de tous partis, amoureux de l’Europe, se sont usés pendant cette campagne pour leurs idées. Le jeu de la provocation n’est pas leur terrain (laissons le à Dieudonné). J’espère moi-même avoir été digne de ce débat nécessaire.
Votez et faites voter, et pensez en votant aux élus que vous enverrez au Parlement Européen : sont-ils dignes d’y représenter la France ? Vont-ils siéger à plein temps ? Vont-ils vous informer régulièrement des enjeux européens ? Remettre le citoyen au cœur du débat européen, créer un ensemble européen puissant et indépendant, avec un gouvernement économique, des institutions de surveillance des marchés financiers communes, harmoniser l’union fiscale, promouvoir le modèle social européen, placer le développement durable au centre de son projet européen, créer une diplomatie commune, créer une justice européenne avec un parquet européen, voilà nombre de valeurs qui seront portées par les élus démocrates, les Corinne Lepage, Jean-Luc Benhamias (ancien compagnon de route de DCB), Jean-Francois Kahn, Marielle de Sarnez et tant d’autres. Une dream team d’hommes et de femmes de talents, qui résument l’engagement démocrate que je réaffirme, loin des polémiques.
Comme je l’ai écrit dans ma première lettre, c’est pour un chemin pour l’Europe que nous votons !
Amicalement,
Florian
PS : ci-joint le programme du MoDem : http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/05/programme-legislature-web.pdf
Dans la plupart des circonscriptions en Afrique et aux Amériques où des listes MoDem ou soutenues par le MoDem sont candidates aux élections AFE, la droite tend à les faire passer pour un scud de la gauche et la gauche fait tout pour en faire des listes de droite. C’est de vieille tradition que de mélanger les genres de la sorte. Rassurons-nous, aux Européennes la tradition est maintenue. J’ai même lu certains articles de blogues sur les élections où nous étions qualifiés de libéraux. Et pourtant nous n’avons rien à voir avec feu Madelin. Il me semble que nous sommes avant tout des sociaux-démocrates.
Mais à ces vieilles attaques, cette fois, le PS et l’UMP prétendent que le MoDem n’a pas de programme européen. François Bayrou invite les membres du MoDem à réagir.
Paris, le 20 mai 2009
Chers amis,
Je veux d’abord vous remercier pour votre engagement dans notre campagne européenne. Partout en France, vous êtes présents, chaleureux, convaincus. C’est formidable pour nos candidats, et je vous en ai personnellement beaucoup de gratitude.
Comme vous l’avez remarqué, ces temps-ci, nous subissons beaucoup d’attaques, des deux côtés. D’une certaine manière, c’est tant mieux, car c’est la preuve que nous dérangeons. Je crois même que nous dérangeons beaucoup.
Mais la leçon que j’ai retirée du passé, c’est qu’il ne faut pas laisser ces attaques sans réponse.
Ces derniers jours, une de ces attaques a été : « ils n’ont pas de programme ». Pour nous, qui avons passé de longs mois à élaborer le nôtre, avec 16 commissions thématiques, huit conventions nationales, c’est un peu agaçant.
Je pourrais répondre moi-même, bien sûr, ou inviter nos candidats à le faire. Mais il me paraît plus drôle et plus convainquant que vous assumiez cette réponse, comme adhérents et membres de notre communauté militante.
Je vous adresse donc, en pièce jointe à télécharger, notre programme dans sa rédaction définitive.
Et je vous propose de l’adresser vous-même, d’abord à vos amis, à vos contacts, à charge pour eux de le diffuser. Tout débat sera utile et intéressant. Et ensuite, envoyez le directement, chaque fois que nécessaire, aux responsables de l’UMP, du PS, ou autres qui portent ces accusations, avec un message personnel. La lecture de ce programme et de votre petit message ne manquera pas, j’en suis sûr, de leur faire plaisir et de leur fournir des idées, ce qui est à la fois charitable et civique…
Merci de cet effort souriant et militant. Cordialement à vous.
François Bayrou
Après sa première lettre sur la campagne européenne vue d’Allemagne, Florian Chiron nous envoie un second texte… nous le publions avec un peu de retard. Que Florian nous le pardonne.
Chères amies, chers amis,
je vous remercie pour vos nombreux remerciements et encouragements à ma première lettre sur les élections européennes.
Merci pour vos commentaires : une correspondante n’était pas au courant de l’élection, un autre, candidat MoDem en position éligible, espérait que le parti et son Président entendrait mon message (parler d’Europe), mes amis d’Allemagne me demande de parler de l’élection dans une optique européenne, globale, franco-allemande.
Il est en matière électorale fondamental de parler du thème de l’élection et de ne pas se fourvoyer dans des considérations annexes: c’est aussi pour moi un signe de maturité citoyenne, qui peut faire changer la nature de vote selon le type d’élection. Il faut faire abstraction de la notion de camp. Il n’y a rien de plus abrutissant que de dire "je vote UMP aux européennes car j’adore Sarko" ou d’avoir dit en 2007 "Royal n’est pas top mais je dois voter pour elle car je suis de gauche". Bref, voter aux européennes veut dire voter pour une certaine logique politique européenne. Je ne voterai pas par discipline, mais par conviction étayée d’une solide argumentation. Je vous remercie de m’accompagner sur le chemin de cette réflexion.
D’abord, il faut voter pour des candidats engagés pour l’Europe. Il est hallucinant de voir que certains partis (CDU, SPD, PS ou UMP) placent sur leurs listes des candidats plus en fonctions de rapports de force internes ou de contraintes de "recasage" de déçus du suffrage universel qu’en fonction d’efficacité au Parlement: Il est aberrant de voir que les députes européens socialistes les plus actifs au Parlement ne sont pas reconduits faute d’être dans le bon camp interne.
En France, en Allemagne aussi, en fait partout en Europe, on nous fait croire que c’est l’Europe la cause de nombre de décisions nationales impopulaires. Il y a du vrai et du faux. Du faux, car énormément de domaines restent du domaine de l’Etat: éducation, justice, sante, etc. Du vrai, parce que l’Europe cherche à améliorer concrètement la vie des citoyens en empêchant par ex. aux Etats de favoriser des monopoles de fait. Par exemple, la tarification télé-téléphone-internet à moins de 30 euros, le portage du numéro en cas de changement d’operateur, la mise en place d’un cout du SMS unique en Europe, sont tant de mesures imposées par l’Union. "Quand l’Europe veut, elle peut" nous répète à l’ envi notre cher Président. Elle peut surtout voter des amendements empêchant l’application de la loi Hadopi (1), inique, coûteuse et inefficace sur le téléchargement illégal en protégeant le droit fondamental qu’est l’accès au Net. Certes, Sarkozy a fait pression sur le Président de la Commission Barroso pour qu’il enlève cet amendement : Barroso s’est couché, comme toujours devant Sarkozy, cependant en Europe il existe la séparation des pouvoirs et les députés godillots sont rares. A vous de contribuer plus encore a cette rareté…
En 2005, Bolkenstein avait tué l’Europe. En 2009, espérons qu’Hadopi la fasse renaitre, au moins en France. Pour ceci, il faut des députés non compromis dans la collusion PPE-PSE du Parlement autour de Barroso, et pas non plus à la botte d’un dirigeant d’un pays européen. Des députés qui ne viennent pas d’un parti qui dit moitié oui, moitié non à l’Europe. Des députés qui refusent le retour en arrière, lorsque les lobbys industriels ne voyaient pas leurs pouvoirs dilués par l’Europe. Des députés qui ont envie de siéger pour vous protéger et faire avancer l’Europe.
Autant d’indications sur le sens d’un vote. Peu de partis peuvent y prétendre. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les prochains jours.
Je vous souhaite un excellent week-end et une bonne fête de l’Europe aujourd’hui.
Florian
(1) pour un excellent commentaire sur le rôle du Parlement européen dans le cas d’Hadopi, lisez ce lien : http://ffunivers.blogspot.com/2009/05/hadopi-quand-le-conseil-attaque-le.html
Ces jours-ci, il faudrait vraiment y mettre de la mauvaise volonté pour ne pas voir les ouvertures que la veille gauche fait au MoDem. Après Ségolène Royale aux présidentielles de 2007, François Hollande a récemment parlé d’ouverture vis-à-vis de François Bayrou et, depuis, le débat est lancé. Sondages, articles, la presse s’interroge. Le MoDem est-il à gauche ? Faut-il
compter sur une alliance MoDem/PS ? Sur quelle base ?
Le PS, dont les divisions internes sont régulièrement étalées au grand jour, hésite. Quant à François Bayrou, il ne souhaite pas de programme commun (il a fait du MoDem un parti indépendant de l’UMP, ce n’est pas pour le remettre dans le giron du PS), mais n’écarte pas une alliance à moyen terme.
Quand on regarde les valeurs que défend le MoDem (Humanisme, nouvelle gouvernance, démocratie participative), quand on fait le point sur les nouveaux adhérents qui l’ont rejoint (anciens PS désabusés, personnes se plaçant souvent dans le centre-gauche), on ne peut que constater que ce parti a glissé dans la Social-Démocratie. Personnellement, j’ai même l’impression que les forces vives de la gauche ont quitté un PS écartelé par les ambitions personnelles et les courants, miné par une position d’opposition non constructive. Certains sont allés vers le MoDem, les autres vers l’extrême-gauche. Ceux qui restent au PS se retrouvent bien seuls et ont du mal à mettre leur parti en mouvement.
Pourtant, dans l’esprit de plusieurs membres de la veille gauche, le MoDem reste partie intégrante de la droite. Il me semble qu’ils sont dépassés et s’accrochent à une lecture surannée de la vie politique française. C’est sûr, le MoDem n’est pas un parti socialiste, membre de l’Internationale socialiste. Pourtant, il est allié avec la Parti démocrate italien, qui regroupe des partis de centre-gauche, au sein du Parti démocrate européen.
Ici localement, nous sommes régulièrement confrontés à un refus obtus de la vieille gauche, dogmatique et orthodoxe, qui se présente comme l’émanation de la Gauche, de la seule social-démocratie. Mais pourtant, avec quelques personnes éclairées, nous arrivons à travailler à avancer sur des projets concrets.
Dans la circonscription Est des États-Unis, le MoDem s’est entendu avec l’ADFE, faux-nez du PS, pour monter une liste commune. Dans la circonscription Ouest du Canada, la présidente de l’ADFE, Mme Francine Watkins, en deuxième position sur la liste du Conseiller membre du PS Dan Brignoli, est une sympathisante du MoDem. Je soutiens d’ailleurs personnellement leur liste, aux côtés de différents socialistes éminents comme me le rappelait un des lecteurs de ce blog. Différentes discussions avec de nombreuses personnes traditionnellement de gauche m’ont convaincu que nous partagions des valeurs sociales communes. Je suis moi-même issu du centre-gauche après une bref passage à l’UDF au tout début de ma vie citoyenne.
Je ne souhaite pas une alliance à tout prix avec le PS. Je ne souhaite pas non plus d’alliance avec l’UMP, même si je sais d’expérience qu’il est possible de discuter et de construire avec des personnes qui ne sont pas issues de la droite autoritaire. Mais je crois que ce serait se mentir que de placer le MoDem dans la démocratie chrétienne et non pas dans la social-démocratie. Il est par contre évident que les moyens d’action du MoDem, sa vision novatrice de l’action politique (incluant des concepts qui me paraissent essentiels comme la démocratie participative et la nouvelle gouvernance) marquent sa différence avec le socialisme. C’est pour cela d’ailleurs qu’il se présente comme humaniste.
Alors pendant encore combien de temps les nantis socialistes regarderont les actifs membres du MoDem de haut et resteront sur leurs vieilles idées ? Combien de temps faudra-t-il pour qu’ils cessent de se faire des docteurs ès social-démocratie ? Le temps d’un renouvellement de génération peut-être…
Florian Chiron, Français installé en Allemagne, est membre du Parti vert allemand et du MoDem. Alors qu’il vit en plein cœur de l’agitation liée aux élections européennes, il nous livre son opinion. Une chronique à suivre…
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Chères amies, chers amis,
J’avais osé, pendant les présidentielles, envoyer a nombre d’entre vous mon opinion, mon ressenti sur une campagne qui intéressait tout le monde.
J’ose en 2009 recommencer avec les élections européennes. Le travail est différent, tant l’enjeu est important, et en même temps l’intérêt des citoyens au niveau zéro.
D’abord, qui sait qu’il y a des élections européennes ? A y réfléchir, le psychodrame pathétique autour de la candidature de Rachida Dati a du nous mettre la puce a l’oreille. Oui, il y a une élection. Non, elle n’est pas intéressante, puisqu’on (on peut même dire "il") nous l’a présentée comme punition pour ministre en disgrâce.
En ce sens, la désinvolture du Président en même temps que son parti pris dans l’approche des européennes montre un mépris condamnable. Il voudrait désintéresser les Français des enjeux qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Son comportement est une ode à l’incivisme. D’ailleurs, l’UMP n’a même pas clôt ses listes, c’est dire leur intérêt à l’exercice. Avouons que ses concurrents ne font guère mieux : S.Royal devrait plutôt s’excuser auprès de nos partenaires que personne ne parle en France des européennes, elle ferait mouche. F.Bayrou en est tout a sa croisade contre N.Sarkozy, courageuse et méritante, mais tellement hors du contexte des européennes. O.Besancenot prépare la révolution violente à laquelle il aspire en proclamant son désintérêt pour cette élection : j’appelle les électeurs à lui répondre tout aussi violemment.
Ce bilan est peu glorieux, il n’y a pas de quoi être fier de nos politiques.
Aussi le premier enjeu de ma prose est d’intéresser, de montrer l’importance de cette élection.
Au fait, c’est le 7 juin, cette élection. Vous voterez en même temps que 350 millions d’européens. Pensez-y. Pensez surtout que 100 millions d’entre eux se sont battus, il y a à peine 20 ans, pour pourvoir regagner ce droit. Bon, je sais, le 7 juin, il y a mille raisons de ne pas voter, des mariages, des fêtes de famille, des week-ends bucoliques. Faites une procuration, rendez visite aux gendarmeries pour ce faire, ces gens vous accueillent avec le sourire.
Mais pourquoi voter ? Et pour qui voter ? Deux questions auxquelles je tenterai de répondre ces prochaines semaines. Tache ardue s’il en est.
Je ne serai ni neutre, ni objectif, je ne suis pas un journaliste, mais un citoyen intéressé par la politique. Je sais que je voterai, je sais pour qui je voterai, je sais même que tout le monde sait pour qui je voterai.
Peu importe, je n’écris pas ces lignes pour me convaincre, mais pour vous convaincre. Le démocrate que je suis ne combat pas pour un camp quelconque, mais pour une démocratie vivante.
Alors le 7 juin, pensez-y, exprimez-vous ! Votez pour l’Europe ! Oubliez Sarkozy et la vie politique française. Pensez à Monnet, Schumann, de Gasperi, Delors, Kohl, Mitterrand qui ont bâti l’Europe : on change de dimension historique, non ?
Intéressez-vous alors aux Michel Barnier, Jean-François Kahn, Daniel Cohn-Bendit qui vont défendre vos intérêts de citoyen européen a Strasbourg et Bruxelles.
Ecoutons ce qu’ils nous diront sur l’Europe, c’est souvent rafraichissant.
Renseignez-vous sur Juan-Manuel Barroso, le décrié et inefficace Président de la Commission (j’y reviendrai), soutenu par une alliance entre socialistes et conservateurs européens, pour réfléchir a son remplacement et au sens de votre suffrage.
Ca fait du bien de parler d’Europe.
Je vous souhaite une bonne semaine.
Florian
Le journal Metro vient d’organiser l’opération “Elisez votre gouvernement idéal”.
Pendant 2 semaines sur les sites metrofrance.com et rmc.fr, la question suivante a été posée :
"Pour faire face à la crise, quelle équipe rêveriez-vous de voir prendre en charge les affaires du pays ?"
Plus de 7000 internautes ont participé. Après une présélection parmi une liste exhaustive d’hommes politiques et de personnalités de la société civile, ils n’étaient plus que trois à postuler à chaque portefeuille. Le second tour a départagé les différents “candidats”.
Avec 48% des suffrages, François Bayrou est désigné Premier ministre de cette équipe de choc, devançant DSK (36%) et Alain Juppé (16%).

Les résultats de l’enquête placent notamment à l’Economie Dominique Strauss-Kahn, à l’Intérieur Manuel Valls, à la Santé Patrick Pelloux, à la Culture Bernard Pivot, à la Justice Robert Badinter, à l’Education Ségolène Royal, aux Affaires étrangères Dominique de Villepin, à l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, …
Invité à commenter ce score, François Bayrou déclare : “C’est un signe de confiance et un encouragement” et souligne que “La liste de ce gouvernement est intéressante… On voit bien que les Français veulent faire travailler ensemble des gens différents, des personnalités qui ne sont pas complaisantes à l’égard du pouvoir. Je pense que plusieurs d’entre elles s’entendraient pour conduire une politique qui serait une politique juste. C’est ce qui manque le plus dans la crise.”
Le Mouvement Démocrate se prépare pour les élections européennes de juin 2009. Cette importante échéance doit permettre de mesurer la popularité du MoDem sur un thème où il a toujours eu une position forte et bien construite.
La campagne du MoDem doit commencer le 8 février 2009. Nous tenons à rappeler à tous les adhérents du MoDem aux Amériques qu’ils doivent s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre. (cf. http://www.courrierdemocrate.org/?p=32 )
Pour plus d’information sur le lancement de la campagne du MoDem, cliquez ici.
Dans quelques semaines la présidence de l’Union Européenne passera de la France de Nicolas Sarkozy à la République Tchèque de Vaclav Klaus. Or, ce dernier est un eurosceptique convaincu doublé d’un ultralibéral colérique. Ca promet des lendemains qui chantent.
Lors d’une visite des chefs de groupe du Parlement européen, la rencontre de Klaus avec le chef des verts
européens Daniel Cohn-Bendit a fait des étincelles et mis la table pour les prochains mois.
Un article du Monde, que nous vous encourageons à lire, décrit les échanges difficiles entre Cohn-Bendit et un Klaus qui a même demandé à ce que l’ancien leader de mai 68 ne puisse pas poser de questions ! Klaus a reproché à Danny le rouge sa manière de s’adresser à lui en expliquant qu’il n’était pas sur une barricade parisienne. Il n’aurait pas fallu beaucoup pour qu’il paraphrase Nicolas Sarkozy et sa table-rase de mai 68.
Klaus a même comparé l’Union européenne à l’Union soviétique. Le parlement du président européen a dû lui rappeler que l’UE n’intervient pas avec des chars…
En parodiant le fameux slogan de 68, "nous sommes tous des juifs allemands", nous aurions envie de scander devant les portes du chateau de M. Klaus : "nous sommes tous des écologistes européens" ! Parbleu ! Nous croyions la présidence de N. Sarkozy difficile, voila un nouveau mandataire qui ne va pas aider à la construction européenne…
L’inquiétant objectif de la présidence tchèque : "stopper l’irrationalité du débat sur la régulation du capitalisme qui tuera et le marché et le capitalisme"
Europhiles, soyez vigilants !