Philippe Régnoux, ancien membre du MoDem Canada, a lancé cette semaine un appel à des primaires chez les progressistes d’Amérique du Nord.
Nous vous livrons son texte :
La communauté française progressiste d’Amérique du Nord doit montrer l’exemple
L’année 2012 sera une étape électorale cruciale pour notre pays, la France. Elle sera historique pour la communauté française de l’Etranger, avec l’élection de ses premiers députés.
Nous sommes nombreux à considérer cette élection comme une avancée significative dans la représentativité des citoyens et citoyennes français établis hors métropole, départements et régions d’outre-mer.
Nous pensons aussi que ce scrutin peut être un vecteur d’union et de mobilisation supplémentaire pour notre communauté, peu encline à s’exprimer massivement à l’occasion de l’élection de ses conseillers à l’Assemblée des Français de l’Etranger, mais démontrant encore un grand intérêt à peser sur les scrutins de portée nationale.
Cette première élection des députés des Français de l’Etranger apparaît déjà comme un test collectif de grande ampleur. Elle va permettre d’expérimenter, et nous l’espérons, de valider à l’échelle du continent nord-américain, la vigueur démocratique d’un réseau communautaire diversifié et largement disséminé, de Montréal à San Francisco, de Vancouver à Miami, de New-York à Los Angeles.
L’expérience est inédite. L’échelle hors-norme, et la préparation d’un tel rendez-vous ne peut souffrir l’approximation ni se montrer commune à toute autre échéance électorale : à scrutin exceptionnel, doivent répondre des moyens tout aussi exceptionnels.
Les citoyens progressistes de notre communauté ont l’exigence d’être exemplaires. Ils doivent se montrer dignes de l’enjeu collectif qui se présente à eux. Les élections des conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger sont – est-il, hélas, nécessaire de le souligner -, trop souvent, le théâtre d’une forme d’amateurisme que nous ne pouvons souffrir pour la première élection de nos législateurs français de l’Etranger.
A un peu plus d’un an du démarrage officiel de la campagne électoral, il n’est pas trop tard pour en appeler à l’union des forces progressistes et à l’organisation de Primaires dans l’optique de désigner celle ou celui qui portera le projet que nous défendrons.
Ces Primaires, dès lors et de facto, ont plusieurs raisons d’être.
La première, nous l’avons déjà mentionné, concerne l’immensité du territoire couvert par cette élection : la circonscription d’Amérique du Nord comprend deux immenses pays, le Canada et les Etats-Unis, couvre une surface de près de dix millions de kilomètres carrés avec des villes distantes de plus de cinq mille kilomètres, pour les plus éloignées d’entre elles. Dans ce contexte, et alors que le gigantisme du territoire ne peut être pallié par le travail du réseau consulaire, force est de constater que l’on ne peut prendre en considération une seule communauté française mais bien plusieurs communautés françaises d’Amérique du Nord. Comment, par exemple, concilier, le temps de la campagne officielle des Législatives, les intérêts de la communauté française de Montréal avec celle de San Francisco ou de Miami ? Les réalités locales sont bien trop différentes pour être artificiellement rassemblées sous une seule et même bannière.
Compte tenu de l’immensité de la circonscription, une présentation et un travail préalable des candidats en lice sur le terrain apparaît donc indispensable pour assurer une bonne compréhension des réalités vécues dans les différentes communautés françaises d‘Amérique du Nord. Les Primaires seraient un bon moyen d’informer nos concitoyens qui, rappelons-le, sont environ 185.000, répartis sur tout le territoire ; plus de 115.000 le sont aux États-Unis, ce qui en fait le deuxième pays d’accueil des Français résidant à l’étranger, et près de 70.000 sont enregistrés au Canada. Si la taille de cette communauté n’a pas évolué depuis 2008, notons que la répartition entre les deux pays qui composent cette zone s’est légèrement modifiée au bénéfice du Canada.
La deuxième raison concerne le risque de démultiplication des candidatures par poches de communautés ainsi que la dispersion des voix progressistes au premier tour des Législatives, avec le danger ultime d’une dispersion si grande qu’elle condamne la présence d’un candidat progressiste pour le second tour. Souvenons-nous de 2002…
La campagne des Primaires assurerait l’expression des différentes tendances progressistes et légitimerait, à son issue, l’union des forces en faveur d‘une ou d‘un seul candidat. Nous assurerions, dès lors et à coup sûr, la présence de notre candidate ou candidat pour le second tour des Législatives.
La troisième raison concerne le projet progressiste lui-même : les Primaires donneront lieu à un ensemble de débats, de propositions, au terme desquels il sera possible de faire émerger un programme commun.
La quatrième raison a trait à notre électorat : les partis institutionnels eux-mêmes éprouvent bien des difficultés à mobiliser leur troupe compte tenu de la vastitude du réseau couvert. Les Primaires permettraient de sensibiliser l’électorat progressiste, à l’échelle du continent, mais aussi de connaître sa répartition aussi bien que ses attentes. N’oublions pas, et contrairement à ce que certains responsables de partis politiques laissent entendre, que les enjeux seront éminemment d’ordre local lors de la campagne législative de 2012 ; j’en veux notamment pour preuve le fait que près de la moitié des ressortissants français enregistrés en Amérique du Nord ont la double-nationalité, et dès lors partagent tout autant des préoccupations liées à l’actualité française qu’à celles relatives aux problématiques propres au continent nord-américain.
Enfin, la cinquième raison tient à la légitimité de la désignation des candidatures elles-mêmes : les partis qui sélectionnent leur candidats selon les stratégies définies au sein des officines parisiennes et déconnectées des réalités du terrain à l’étranger, entachent forcément d’approximation une telle forme de désignation.
Les Primaires permettraient de légitimer le ou la candidate au terme de débats portant certes sur les enjeux de portée nationale mais aussi sur les questions d’ordre plus local.
Je suggère de lancer la campagne des Primaires au mois de mars 2011 et de l‘animer durant sept mois, la désignation effective de notre candidate ou candidat devant être assurée quelques mois avant la date de dépôt des candidatures pour les Législatives.
La préparation de ces Primaires doit donc débuter dès l’automne prochain avec la constitution d’un comité d’organisation rassemblant des représentants des différents organismes et partis de sensibilité progressiste, plus trois représentants de la société civile comme observateurs indépendants.
La campagne et le vote pour les Primaires auront lieu principalement sur internet : il nous faut donc trouver un outil efficace et sécurisé pour assurer une élection sans risque de fraude ni de contestation, et désigner des responsables de secteurs géographiques, chaque secteur étant rattaché à une grande ville, pour assurer l’enregistrement et la pleine participation des votants.
Quant au financement de ces Primaires, et après que le comité d’organisation aura établi le coût d’une telle campagne, je suggère une participation minimale de chaque électeur inscrit ainsi qu’un engagement raisonnable des partis qui y prendront part. Cela reste à définir.
Cet exercice démocratique sera certes formidable pour toutes nos forces progressistes, leur donnant un élan significatif en vue des Législatives, mais il n’en sera pas moins utile à l’ensemble de la communauté française d’Amérique du Nord en ce qu’il publicisera les enjeux électoraux bien des mois avant la campagne officielle elle-même.
Je serai l’un des principaux artisans de ces Primaires, que j’appelle de mes vœux depuis longtemps déjà, car au-delà même de la défense de nos valeurs politiques, et conscient de la magnifique expérience démocratique qui s’offre à nous avec cette élection, je souhaite ardemment l’expression pleine et entière de l‘idéal républicain même à l‘extérieur de nos frontières.
Tous les démocrates progressistes se joindront à cette initiative dans la dynamique historique qui se présente à eux. J‘en suis convaincu. Il en va de l’honneur d’une cause, de la force de nos principes, et de la grandeur de la France.
Philippe Régnoux
Co-fondateur du collectif « Souriez, Vous êtes Français! »
Cette année encore, les Français de Montréal auront le choix pour fêter le 14 juillet. Choix de lieux, choix de types de fêtes… du flonflon à la très select soirée du Consulat.
Voici une sélection de soirées dédiées au 14 juillet ou`vous pourriez trouver votre bonheur, selon vos goûts et vos habitudes festives.
La soirée officielle
La soirée officielle est sans conteste le très exclusif 5@7 du Consulat. Le soirée est officielle à plus d’un titre : vous ne serez accepté que si vous avez reçu une invitation du Consulat.
La soirée gastronomique
Ateliers et Saveurs, école de cuisine bien connue des gastronomes, située rue Saint-François-Xavier, organise son 14 juillet et en profite pour fêter ses 2 ans. On risque donc de bien y manger. Et 80 personnes ont annoncé leur présence sur Facebook. Coût 45$ + taxes.
Néanmoins, l’inscription est obligatoire… peut-être est-il déjà trop tard !
La soirée communautaire
Pour tous les Francais qui veulent aider la communauté, la toute nouvelle direction de l’Union française organise son traditionnel 14 juillet mais sur fond d’entraide. L’Union étant dans une situation financière difficile, le président lancera officiellement une campagne de levée de fonds.
On annonce une ambiance bal populaire et l’assiette à 7$
La soirée populaire
Le bar marseillais Massillia (4543 du Parc) n’est pas en reste. Il propose sa soirée populaire ouverte à tous pour fêter la prise de la Bastille. Et pour fêter la France, rien de mieux que des gauloiseries ! Un méchoui de Sanglier est au menu. L’assiette sera à 15$ (avec apéro fourni). On prévoit aussi une fanfare et un feu d’artifice. Le Massillia sort la grosse artillerie.
Les prochaines échéances électorales en France sont les Régionales. J’ai personnellement peu d’espoir de voir le MoDem réussir à faire beaucoup de voix car il est en train de s’organiser, de se structurer. Peut-être ces
élections arrivent-elles trop tôt après les réflexions et les réorientations conséquences aux résultats des Européennes de juin dernier. Mais je crois que les valeurs du MoDem sont les plus réalistes, les plus humanistes et celles qui correspondent le plus aux besoins de la France…
Quoi qu’il en soit, l’expérience des Européennes a été malheureuse et a semé la zizanie pour ne pas dire le trouble au sein du parti. La question des désignations des candidats a été extrêmement contestée. Pour ma part, j’avais été choqué de voir la candidature d’Azouz Begag balayée fort maladroitement et pas très diplomatiquement.
Pour ne plus recommencer les mêmes erreurs et afin de rendre le parti à ses membres, d’en faire une structure plus démocratique, plus transparente, le GRID (Groupe d’innovation et de réflexion démocrate) propose fort intelligemment la création de primaires au sein du MoDem pour les régionales.
Il y a des limites à cette proposition, dont la principale : les règlements généraux du MoDem national qui décrivent bien la structure de nomination des candidats. Mais, des réglements ça peut se modifier, surtout si c’est dans un soucis de cohésion et de démocratie.
Nous vous invitons donc à signer la pétition du GRID pour des primaires aux Régionales. Pour ce faire, cliquez ici :
Pour des primaires au MoDem !

Cette pétition sur votre blog
L’affaire Hortefeux et ses propos racistes, inadmissibles dans la bouche d’un ministre de la République française, ont fait couler beaucoup d’encre. Ils ont soulevé à juste titre une réaction républicaine saine et nécessaire que nous ne pouvons qu’appuyer. Le plus incroyable est
comment peut-on mettre à la retraite un préfet qui dit des choses similaires et laisser dire son ministre responsable ? Nous sommes à l’ère du deux temps, trois mesures, de l’exception à cause de la position.
En guise de réaction, pour calmer le jeu selon certains, le gouvernement laisse filer les tests ADN. Eric Besson retire cette loi inique, proposée et défendue par Brice Hortefeux. Mais à peine l’annonce faite, voila que la droite se divise à nouveau entre les tenants d’une droite dure et celle d’une droite républicaine, plus apte à défendre des principes. Copé s’oppose à Besson au nom de l’application des lois votées par le parlement. Ce lundi matin, aux 4 vérités sur France 2, le même Copé défend mordicus Hortefeux, mais surtout explique qu’il est important de créer un débat sur la liberté d’expression sur l’Internet. Selon lui, la vidéo d’Hortefeux ouvre ce nouveau débat et non pas celui sur de “pseudo” propos racistes.
D’ailleurs, toujours dans les 4 vérités, il minimise les propos d’Hortefeux, expliquant qu’il faisait le genre de blague que tout le monde fait entre amis. Je suis désolé M. Copé, mais je n’ai pas d’amis qui font ce genre de bonnes veilles blagues racistes. Et lorsque je les entends, je marque constamment mon désaccord.
Il est vraiment temps que les partis politiques qui ont une conscience républicaine s’entendent pour défendre les principes républicains. Il ne s’agit pas d’une opposition bornée au Sarkozisme, mais vraiment une lutte de principes, d’idées et de projet de société.
Comme tout un chacun, que ce soit en Europe ou dans les Amériques, le mois de septembre est le mois de la rentrée. Tout le monde retourne à ses occupations en ne gardant qu’un souvenir nostalgique d’un été qu’on sait finissant, d’un été qui une fois encore aura passé très vite.
Pour le blog Courrier démocrate des Amériques, la rentrée a aussi sonné. La période post-élections AFE et l’été avaient engourdis notre plume. Mais, nous sommes prêts à reprendre nos publications régulières sur l’actualité du MoDem aux Amériques mais également sur les débats de société en France et parmi les Français de l’Etranger de cette partie du monde.
Voici donc un petit tour d’horizon des faits saillants de cet été et surtout de cet rentrée 2009 :
> Elections AFE
Un premier regard sur les résultats de ces élections pourrait nous faire tirer la langue. Néanmoins, le principal élément à retenir est l’élection de Franck Barrat, président du MoDem US, dans la circonscription de San Francisco. Un grand bravo à Franck qui a su marquer la campagne avec un programme très réaliste. Au Brésil, l’autre liste MoDem a fait de bons résultats. Il n’y a que dans la circonscription du Canada-Est que la liste soutenue par le MoDem a le plus souffert. Néanmoins, elle a su dépasser le seuil des 5% lui ouvrant la voie des remboursements des frais d’impression des professions de foi. Le grand nombre de liste, la difficulté à faire bouger son électorat a su avoir raison de ses espoirs.
> Assemblée des Français de l’Etranger
L’Assemblée des Français de l’Etranger se réunit début septembre. Ce sera une première pour Franck Barrat. Nous lui souhaitons que tout se passe bien et surtout nous espérons qu’il nous fera part de ses impressions et réflexions.
> Université d’été du MoDem
L’université d’été du MoDem s’ouvre le 4 septembre. Pour plus d’information, il vous suffit de vous rendre sur le site du MoDem national.
http://www.mouvementdemocrate.fr/agenda/universite-rentree-2009-themes-et-intervenants-040909.html
Florian Chiron (parti vert allemand et membre du MoDem Allemagne) nous livre une nouvelle chronique de la campagne européenne… un regard intéressant sur les élections européennes.
Chères amies, chers amis,
Je n’avais pas prévu de vous réécrire mais l’ambiance délétère dans lequel le débat a été précipité pousse à agir.
Les escalades verbales, toujours regrettables et condamnables, sont devenues en France malheureusement les figures obligées des fins de campagne.
Sur le coup, à réécouter et a relire les propos échangés entre Daniel Cohn-Bendit (DCB) et Francois Bayrou (FB), nous voyons un candidat outrancier et provocateur, DCB, pousser FB dans ses derniers retranchements. Traiter un adversaire politique en le tutoyant sans que ce soit réciproque, lui dire qu’il est un minable et ramener l’enjeu à 2012 (alors qu’on a présenté toute la campagne comme un enjeu uniquement européen : en bref, de quoi je me mêle ?), c’est préparer un terrain de médiocrité que personne ne condamne, bizarrement. Certes, FB a la faiblesse de tomber dans le piège et il doit assumer sa réaction. Mais quand Xavier Bertrand (dont le poulain est quand même le Président qui dit aux Français "Casse-toi pov’ con") que FB a dérapé et qu’il manque de dignité par rapport aux ambitions qu’il nourrit, je trouve qu’on atteint le comble du ridicule. C’est l’hôpital qui se moque de la charité, alors même que Nicolas Sarkozy pratique à merveille le style provocateur repris hier par DCB.
Les provocations de DCB ont placé le débat sur un terrain dangereusement populiste. Il y a entrainé FB. DCB surfe sur l’image du soixante-huitard sympa qu’on a de lui en France pour se créer un espace médiatique à coups de colères fabriquées et de faux-langage populaire. Il n’y a qu’a voir les commentaires des Allemands sur ses interventions (sur youtube, sur les forums) pour se rendre compte qu’ici on le voit comme un ex hippy reconverti en politique, et que ce genre de manips ne seraient pas possible en Allemagne. Cohn-Bendit n’aurait jamais (mais jamais) dit à Franz-Walter Steinmeier, le candidat SPD à la Chancellerie, « mon pauvre, tu ne seras jamais Chancelier » ou l’accuser « d’avoir été touché par la Vierge ».
La classe politique française a intérêt à accuser FB dans le débat : l’UMP, comme le PS, et le NPA, ont évidemment intérêt à présenter DCB comme le gentil dans l’histoire, parce qu’il n’a aucun avenir dans la politique française. Son domaine c’est Strasbourg / Bruxelles, voire Francfort, mais certainement pas Paris. On ne peut pas en dire autant de FB, pas candidat pour l’Europe, et la classe politique française et notamment l’UMP a donc tout intérêt à exploiter l’événement en le flinguant. La stratégie UMP est simple : opposer le NPA au PS, et les Verts au MoDem. En son temps Mitterrand avait fait pareil avec le FN et le RPR. Au final, tant Europe Ecologie que le MoDem risquent d’en être affaiblis, alors même que ces courants sont proches.
Le principal désormais est d’éviter le piège qui consiste à cacher le débat sur les programmes avec un clash insignifiant entre 2 personnalités : le devoir de l’électeur critique est de ne pas être dupe sur la manœuvre de l’UMP (qui utilise tout ce qui ne porte pas sur les programmes), et de sanctionner ses méthodes par les urnes.
C’est oublier que nombre de militants de tous partis, amoureux de l’Europe, se sont usés pendant cette campagne pour leurs idées. Le jeu de la provocation n’est pas leur terrain (laissons le à Dieudonné). J’espère moi-même avoir été digne de ce débat nécessaire.
Votez et faites voter, et pensez en votant aux élus que vous enverrez au Parlement Européen : sont-ils dignes d’y représenter la France ? Vont-ils siéger à plein temps ? Vont-ils vous informer régulièrement des enjeux européens ? Remettre le citoyen au cœur du débat européen, créer un ensemble européen puissant et indépendant, avec un gouvernement économique, des institutions de surveillance des marchés financiers communes, harmoniser l’union fiscale, promouvoir le modèle social européen, placer le développement durable au centre de son projet européen, créer une diplomatie commune, créer une justice européenne avec un parquet européen, voilà nombre de valeurs qui seront portées par les élus démocrates, les Corinne Lepage, Jean-Luc Benhamias (ancien compagnon de route de DCB), Jean-Francois Kahn, Marielle de Sarnez et tant d’autres. Une dream team d’hommes et de femmes de talents, qui résument l’engagement démocrate que je réaffirme, loin des polémiques.
Comme je l’ai écrit dans ma première lettre, c’est pour un chemin pour l’Europe que nous votons !
Amicalement,
Florian
PS : ci-joint le programme du MoDem : http://europe.lesdemocrates.fr/wp-content/uploads/2009/05/programme-legislature-web.pdf
L’Equipe bleu, blanc, bouge !, soutenue par le Modem, vient de mettre en ligne les professions de foi des listes candidates aux élections AFE pour la circonscription du Québec et des provinces de l’Atlantique.
Pour les lire, cliquez ici.
Dans la plupart des circonscriptions en Afrique et aux Amériques où des listes MoDem ou soutenues par le MoDem sont candidates aux élections AFE, la droite tend à les faire passer pour un scud de la gauche et la gauche fait tout pour en faire des listes de droite. C’est de vieille tradition que de mélanger les genres de la sorte. Rassurons-nous, aux Européennes la tradition est maintenue. J’ai même lu certains articles de blogues sur les élections où nous étions qualifiés de libéraux. Et pourtant nous n’avons rien à voir avec feu Madelin. Il me semble que nous sommes avant tout des sociaux-démocrates.
Mais à ces vieilles attaques, cette fois, le PS et l’UMP prétendent que le MoDem n’a pas de programme européen. François Bayrou invite les membres du MoDem à réagir.
Paris, le 20 mai 2009
Chers amis,
Je veux d’abord vous remercier pour votre engagement dans notre campagne européenne. Partout en France, vous êtes présents, chaleureux, convaincus. C’est formidable pour nos candidats, et je vous en ai personnellement beaucoup de gratitude.
Comme vous l’avez remarqué, ces temps-ci, nous subissons beaucoup d’attaques, des deux côtés. D’une certaine manière, c’est tant mieux, car c’est la preuve que nous dérangeons. Je crois même que nous dérangeons beaucoup.
Mais la leçon que j’ai retirée du passé, c’est qu’il ne faut pas laisser ces attaques sans réponse.
Ces derniers jours, une de ces attaques a été : « ils n’ont pas de programme ». Pour nous, qui avons passé de longs mois à élaborer le nôtre, avec 16 commissions thématiques, huit conventions nationales, c’est un peu agaçant.
Je pourrais répondre moi-même, bien sûr, ou inviter nos candidats à le faire. Mais il me paraît plus drôle et plus convainquant que vous assumiez cette réponse, comme adhérents et membres de notre communauté militante.
Je vous adresse donc, en pièce jointe à télécharger, notre programme dans sa rédaction définitive.
Et je vous propose de l’adresser vous-même, d’abord à vos amis, à vos contacts, à charge pour eux de le diffuser. Tout débat sera utile et intéressant. Et ensuite, envoyez le directement, chaque fois que nécessaire, aux responsables de l’UMP, du PS, ou autres qui portent ces accusations, avec un message personnel. La lecture de ce programme et de votre petit message ne manquera pas, j’en suis sûr, de leur faire plaisir et de leur fournir des idées, ce qui est à la fois charitable et civique…
Merci de cet effort souriant et militant. Cordialement à vous.
François Bayrou
Après sa première lettre sur la campagne européenne vue d’Allemagne, Florian Chiron nous envoie un second texte… nous le publions avec un peu de retard. Que Florian nous le pardonne.
Chères amies, chers amis,
je vous remercie pour vos nombreux remerciements et encouragements à ma première lettre sur les élections européennes.
Merci pour vos commentaires : une correspondante n’était pas au courant de l’élection, un autre, candidat MoDem en position éligible, espérait que le parti et son Président entendrait mon message (parler d’Europe), mes amis d’Allemagne me demande de parler de l’élection dans une optique européenne, globale, franco-allemande.
Il est en matière électorale fondamental de parler du thème de l’élection et de ne pas se fourvoyer dans des considérations annexes: c’est aussi pour moi un signe de maturité citoyenne, qui peut faire changer la nature de vote selon le type d’élection. Il faut faire abstraction de la notion de camp. Il n’y a rien de plus abrutissant que de dire "je vote UMP aux européennes car j’adore Sarko" ou d’avoir dit en 2007 "Royal n’est pas top mais je dois voter pour elle car je suis de gauche". Bref, voter aux européennes veut dire voter pour une certaine logique politique européenne. Je ne voterai pas par discipline, mais par conviction étayée d’une solide argumentation. Je vous remercie de m’accompagner sur le chemin de cette réflexion.
D’abord, il faut voter pour des candidats engagés pour l’Europe. Il est hallucinant de voir que certains partis (CDU, SPD, PS ou UMP) placent sur leurs listes des candidats plus en fonctions de rapports de force internes ou de contraintes de "recasage" de déçus du suffrage universel qu’en fonction d’efficacité au Parlement: Il est aberrant de voir que les députes européens socialistes les plus actifs au Parlement ne sont pas reconduits faute d’être dans le bon camp interne.
En France, en Allemagne aussi, en fait partout en Europe, on nous fait croire que c’est l’Europe la cause de nombre de décisions nationales impopulaires. Il y a du vrai et du faux. Du faux, car énormément de domaines restent du domaine de l’Etat: éducation, justice, sante, etc. Du vrai, parce que l’Europe cherche à améliorer concrètement la vie des citoyens en empêchant par ex. aux Etats de favoriser des monopoles de fait. Par exemple, la tarification télé-téléphone-internet à moins de 30 euros, le portage du numéro en cas de changement d’operateur, la mise en place d’un cout du SMS unique en Europe, sont tant de mesures imposées par l’Union. "Quand l’Europe veut, elle peut" nous répète à l’ envi notre cher Président. Elle peut surtout voter des amendements empêchant l’application de la loi Hadopi (1), inique, coûteuse et inefficace sur le téléchargement illégal en protégeant le droit fondamental qu’est l’accès au Net. Certes, Sarkozy a fait pression sur le Président de la Commission Barroso pour qu’il enlève cet amendement : Barroso s’est couché, comme toujours devant Sarkozy, cependant en Europe il existe la séparation des pouvoirs et les députés godillots sont rares. A vous de contribuer plus encore a cette rareté…
En 2005, Bolkenstein avait tué l’Europe. En 2009, espérons qu’Hadopi la fasse renaitre, au moins en France. Pour ceci, il faut des députés non compromis dans la collusion PPE-PSE du Parlement autour de Barroso, et pas non plus à la botte d’un dirigeant d’un pays européen. Des députés qui ne viennent pas d’un parti qui dit moitié oui, moitié non à l’Europe. Des députés qui refusent le retour en arrière, lorsque les lobbys industriels ne voyaient pas leurs pouvoirs dilués par l’Europe. Des députés qui ont envie de siéger pour vous protéger et faire avancer l’Europe.
Autant d’indications sur le sens d’un vote. Peu de partis peuvent y prétendre. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les prochains jours.
Je vous souhaite un excellent week-end et une bonne fête de l’Europe aujourd’hui.
Florian
(1) pour un excellent commentaire sur le rôle du Parlement européen dans le cas d’Hadopi, lisez ce lien : http://ffunivers.blogspot.com/2009/05/hadopi-quand-le-conseil-attaque-le.html
La campagne électorale pour les élections AFE de juin 2009 dans la circonscription Est du Canada est haute en couleur. Nous avons déjà fait écho de l’Affaire du comité de soutien de la liste menée par M. Lubrina et la réaction historique de 6 listes candidates pour dénoncer ces agissements peu respectueux et peu républicains.
Depuis le début du mois d’avril, nous savions que le comité de soutien de M. Lubrina utilisait abusivement le nom de M. Elie Benchétrit, qui avait donné son soutien à la liste Bleu, blanc, bouge !, soutenue par le MoDem. Pour toute réponse, M. Lubrina avait trouvé une fausse excuse et n’avait donné qu’un simple et rapide coup de téléphone à M. Benchétrit. Aucune excuse officielle, aucun geste permettant de rétablir la crédibilité de M. Benchétrit.
Bref, le Conseiller des Français de l’Etranger sortant et délégué UMP aux méthodes peu recommandables cherchait à étouffer l’Affaire à moindre frais.
Pour réagir et faire enfin en sorte que M. Benchétrit reçoive les excuses méritées, nous avons écrit à une personne probe et honnête qui, nous l’espérons, agira avec tact et sens des responsabilités. Il s’agit du président de l’UFE locale et président du comité de soutien de M. Lubrina : Daniel de Siran de Cavanac.